ETRE CHRETIEN

C'est quoi un chrétien, comment le devient-on ?



A l'aube du troisième millénaire après Jésus-Christ,
sur cette terre qui compte environ 4 milliards d'habitants,
combien savent réellement ce qu'est un chrétien ?

Est-ce quelqu'un qui croit en Dieu comme un musulman, un bouddhiste, un orthodoxe, un catholique, un protestant, avec simplement quelques différences de rites ou de conception doctrinale ?
Est-ce quelqu'un qui est apparenté à l'occident, comme le musulman l'est au Moyen-Orient et le bouddhiste à l'orient ?

Aujourd'hui, être chrétien, pour la grande majorité des Français, est synonyme de tradition ancestrale, "Je suis chrétien parce que mes parents sont chrétiens. J'aurai pu être musulman si j'étais né dans un pays Arabe et bouddhiste si j'avais eu la peau jaune".
Rares sont ceux qui disent "je suis chrétien parce que je l'ai choisi". Même parmi ceux-là, combien connaissent avec exactitude la véritable signification de ce mot.

La première fois que des gens ont été appelés chrétiens, ce fut à Antioche (Act 11:26), il y a près de 2000 ans au début de l'ère chrétienne justement. Ce n'était pas un compliment, c'était péjoratif et cela signifiait "être de Christ", en opposition à être Juif, Grec ou Romain, les trois seules positions "institutionnelles" offrant un statut social à cette époque.
Nous trouvons l'histoire des premiers chrétiens dans les cinq premiers livres du Nouveau Testament, "les quatre Evangiles" et le livre des "Actes des Apôtres".

Regardons d'un peu plus près quelques caractéristiques de leur vie, afin de découvrir pourquoi et comment on leur a donné le nom de chrétien et surtout ce que cela signifiait pour eux.

Premièrement

Hommes et femmes, jeunes et vieux qu'ils soient juifs ou romains, grecs ou barbares, esclaves ou libres, érudits ou incultes, riches ou pauvres, tous avaient fait le choix de devenir des disciples de Christ.
Ce choix conscient, ils l'avaient fait après être passé par une expérience qu'ils qualifiaient eux-mêmes de "repentance". Ils changeaient complètement de manière de vivre, "abandonnant leurs idoles pour se servir le Dieu vivant et vrai" (1 The 1:9).
Tous avaient la conviction de leurs propres péchés, prenant conscience de leur état de perdition et de la nécessité de "se repentir, de se faire baptiser au nom de Jésus-Chrits pour le pardon de leur péché" (Act 2:38) Ils confessaient publiquement que l'auteur de leur salut avait été crucifié à leur place, pour les soustraire à la juste colère de Dieu.
Ils concrétisaient leur décision par un acte d'engagement qui consistait au vu et au su de tous à être immergé dans l'eau et ils n'hésitaient pas à engager leur liberté et même leur vie pour devenir chrétien. Dans les premiers siècles, ils connurent de la part des autorités romaines une persécution sanglante.

Deuxièmement

Bien qu'ils fussent attachés à un lieu, une synagogue ou une maison, ils avaient conscience de faire partie d'un ensemble qu'ils nommaient "l'ecclésia" (l'Eglise). Mettant tout en commun, appliqués à être ensemble et solidaires dans l'étude des "Textes Sacrés", la prière, la louange et l'action, ils persévéraient dans l'enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain et dans les prières. La crainte s'emparait de chacun et il se faisait beaucoup de prodiges et de miracles par les apôtres.
Ensuite, ils avaient vraiment rejeté leur ancienne manière de vivre, se considérant "à part" pour s'attacher fortement à leur nouvelle vie qui se caractérisait par la pureté, la vérité et la sainteté. Ils avaient le mal en horreur, qu'il s'appelle "impureté, mensonge ou hypocrisie". Ils n'hésitaient pas à considérer comme étranger, (1 Corinthiens 5:9à11) celui qui après avoir confessé Christ par les eaux du baptême, reniait par sa conduite immorale son engagement.
Les hommes et les femmes qui exerçaient un ministère au milieu d'eux, étaient remplis de l'Esprit Saint et de sagesse; ils étaient approuvés de Dieu par les fruits qu'ils portaient, et des hommes par le bon témoignage de leur vie de chrétien sans reproche. (1 Tim 3:1à13)

Troisièmement

Ils avaient un point commun, ils avaient tous une connaissance personnelle de Jésus-Christ et avaient une conviction profonde de son amour pour chacun d'entre eux en particulier, même ceux qui ne l'avaient jamais connu de son vivant.
Tous les points importants de sa vie terrestre et de son ministère ne leur étaient pas inconnus, de sa naissance, né d'une vierge enfantée par l'Esprit de Dieu, à sa mort sur une croix entre deux brigands, mais aussi sa résurrection d'entre les morts après trois jours au tombeau.
Son ministère, fait d'œuvres puissantes (miracles, prodiges, guérisons, délivrances et résurrections) et son enseignement (il parlait de délivrance, de pardon, de réconfort, d'espoir) confondaient les dirigeants et les religieux, mais réjouissaient les gens du peuple. Son amour incomparable pour toute l'humanité, s'appuyait sur une démonstration de puissance, "afin que vous sachiez que le fils de l'homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés" (Mat 9:6 - Marc 2:10 - Luc 5:24).
Ceux qui avaient placé leur foi en lui, attendaient tous son retour, c'était même l'espérance ultime de ces gens là. Certains vivaient dans l'attente journalière et imminente de cet événement qui ne faisait pour eux aucun doute. Des anges, au moment de son ascension au ciel, ne leur avaient-ils pas dit ? : "Jésus reviendra du ciel de la même manière que vous l'avez vu s'en aller" (Act 1:11).

Quatrièmement

Ils étaient remplis d'amour et de compassion. jamais ils n'ont eu d'actions contre des hommes et des femmes. Pour eux, c'étaient des êtres "assis dans les ténèbres" (Mat 4:16 - Luc 11:79) et ils "cherchaient par le loi de Moïse et par les prophètes à les persuader de ce qui concerne Jésus" (Act 28:23).
Sans cesse, remplis de l'amour de Dieu, ils allaient de lieux en lieux, remplis de joie, annonçant le message du salut en Jésus-Christ par le pardon des péchés, guérissant les malades, chassant les esprits impurs et mauvais (qu'ils soient capables de guérir, d'annoncer l'avenir ou simplement de tenir des personnes dans des liens particuliers de maladies physiques ou de dérèglements psychiques).
Dans les difficultés et face à l'opposition, ils ne se trompaient pas d'adversaires. Ils s'en remettaient à Dieu pour juger de tout et lui faisaient confiance pour agir en leur lieu et place. Par contre, ils ne manquaient jamais de redoubler d'efforts pour combattre les puissances spirituelles sataniques et démoniaques.

Cinquièmement

Ils prenaient un soin extrême à l'étude des Ecritures saintes, cherchant en elles une référence solide. Ils sondaient les livres des prophètes pour voir si ce qu'on leur annonçait sur le Messie, le sauveur, était exact.
Puis quand ils avaient acquis une conviction fondée sur l'Ecriture et sur une puissante démonstration pratique, ils veillaient à ce que la pureté de l'Evangile ne soit pas dénaturée par les différents courants de pensées philosophiques ou religieuses et rejetaient fermement toutes les erreurs doctrinales des différentes sectes déjà nombreuses à cette époque.
Ils n'hésitaient pas à parcourir l'empire Romain, visitant les différentes assemblées pour y répandre la correspondance des premiers apôtres. Ces premiers écrits constituèrent la substance du Nouveau Testament et furent pour la grande majorité d'entre eux la base de la doctrine chrétienne, à tel point que s'en écarter était synonyme d'apostasie et d'hérésie.

Sixièmement

La présence de Dieu était réelle pour eux, ils vivaient le surnaturel au quotidien. Ils étaient véritablement immergés dans la personne même de l'Esprit-Saint, "revêtus de la puissance d'en haut", conformément à la promesse qui leur avait été faites (Luc 24:49).
Le Saint-Esprit était le compagnon d'œuvre des chrétiens, participant aux décisions, aux choix des ministères, "confirmant la parole par les miracles qui l'accompagnait" (Marc 16:20 ).
Cela se traduisait par divers dons de révélations surnaturelles, de prophéties, de prodiges, de miracles des délivrances démoniaques et de guérisons, au point que de puissants magiciens qui étonnaient le peuple par le pouvoir de leurs arts magiques, n'hésitaient pas à abandonner leurs pratiques, brûlant leurs livres de magie, confessant devant tous ce qu'ils voulaient suivre le Christ (Act 19:18à20).

Septièmement

Sans équivoque pour ceux qui les voyaient vivre, ils rendaient l'existence de Dieu certaine, la résurrection de Christ réelle, la puissance de l'Esprit Saint évidente, "beaucoup de miracles et de prodiges se faisaient au milieu du peuple par les mains des apôtres, au point qu'aucun des autres n'osait se joindre à eux" (Act 5:13). Un comble pour ces premiers chrétiens qui étaient appelés à aller de par le monde pour enseigner les nations à devenir des disciples, Cette manière de vivre était en tout point conforme à ce que Jésus-Christ leur avait dit :
"Allez par tout le monde et prêchez la bonne nouvelle à toute la création. Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné.
Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom, ils chasseront les démons; ils parleront de nouvelles langues; ils saisiront des serpents; s'ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal; ils imposeront les mains aux malades et les malades seront guéris.
Après leur avoir parlé ainsi, le Seigneur fut enlevé au ciel et il s'assit à la droite de Dieu. Ils s'en allèrent prêcher partout et le Seigneur travaillait avec eux confirmant la parole par les miracles qui l'accompagnaient"

(Marc 16:15à20)

Ajourd'hui

Qu'il était facile en ce temps là de reconnaître un chrétien, "et le nombre de ceux qui croyaient au Seigneur, hommes et femmes, s'augmentait de plus en plus, en sorte qu'on apportait les malades dans les rues et qu'on les plaçait sur des lits et des couchettes, afin que, lorsque Pierre passerait, son ombre au moins couvrit quelqu'un d'eux. La multitude accourait aussi des villes voisines à Jérusalem, amenant des malades et des gens tourmentés par des esprits impurs et tous étaient guéris".
Aujourd'hui, dans ce monde actuel, il y a de plus en plus besoin de voir à l'oeuvre ceux dont le Christ a dit : "Vous êtes le sel de la terre..., vous êtes la lumière du monde" (Matthieu 5:13à16).
C'est ce dont le monde d'aujourd'hui a besoin, alors que ceux qui appartiennent au monde dit "chrétien", sont en pleine faillite morale et spirituelle, laissant à d'autres le soin d'apporter l'espoir d'une vie nouvelle, par une philosophie qui s'apparente plus du labyrinthe intellectuel, que de la simple vérité.

Jésus-Christ, l'avait bien précisé pour censurer les religieux de son époque "Hypocrites, Esaïe a bien prophétisé sur vous ainsi qu'il est écrit : Ce peuple m'honore des lèvres, mais son coeur est éloigné de moi, c'est en vain qu'ils m'honorent en donnant des préceptes qui sont des commandements d'hommes" (Matthieu 15:7à9).
Dures paroles, mais que dire de ceux qui permettent à une doctrine niant l'origine divine de la création et de l'humanité, ainsi que la nécessité du salut en Jésus-Christ, de s'installer au coeur même de la chrétienté. Ce n'est pas d'une morale, aussi noble soit-elle, dont l'humanité a besoin, ni d'une religion aux dogmes hermétiques et éloignés des préoccupations essentielles de la vie, d'une espérance invérifiable de la mort qui introduit dans la résignation, ni d'une explication soporifique de la déchéance humaine. Cela fait figure de mode d'emploi que personne ne peut mettre en pratique.

Le défi

Il y a un véritable défi à relever, plus que jamais face à la monté de la violence collective et individuelle, la perte des valeurs morales, le développement de l'égoïsme, des hommes et des femmes de tous âges et de toutes conditions sociales ont besoin de voir des chrétiens authentiques vivre à leurs cotés.
Qu'on les reconnaissent comme des chrétiens ! Que leur famille, leurs amis, leurs relations, ceux qui les aiment ou ceux qui les haïssent, puissent dire d'eux comme on disait des premiers disciples de Jésus-Christ :
1. Qu'ils ont accepté par son sacrifice le pardon de leurs péchés, en passant par une réelle repentance.
2. Qu'ils recherchent la communion fraternelle dans le respect des ministères donnés par Dieu à l'Eglise.
3. Qu'ils croient en l'amour inaltérable de Jésus-Christ, à son origine divine et à sa parfaite humanité.
4. Qu'ils sont remplis d'amour et de compassion pour leur prochain, de courage contre Satan et le péché.
5. Qu'ils s'attachent à l'enseignement des Ecritures et ne s'en écartent pas.
6. Qu'ils sont des êtres régénérés, qui marchent en nouveauté de vie par la puissance de l'Esprit-Saint.
7. Que leur vie est un signe que Jésus-Christ est vivant et qu'il est leur Seigneur.

Ce défi, Jésus-Christ le lance à quiconque désire marcher en nouveauté de vie. Celui qui l'accepte, ne sera pas seul avec ses propres forces, Jésus-Christ lui enverra le consolateur, l'Esprit-Saint qui sera son guide pour le conduire dans toute la vérité, son avocat dans la faiblesse, le gage de son héritage de FILS DE DIEU.


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Pierre-Antoine ELDIN